Une création presque sous auto-hypnose ...
Le visage a été peint en premier, en "écriture" automatique : rien de prémédité,
de pensé, ni de dessiné, juste laisser le pinceau glisser sur le papier.
Une fois le nez, la bouche et un des yeux peint j'ai eu envie d'un insecte noir. Pourquoi ?
Je ne sais pas, ça m'a paru une évidence, une envie très forte.
J'ai fait une rapide recherche d'inspiration de photos d'insectes noirs et tout de
suite, le Grand Capricorne s'est imposé !
Encore une fois, c'était juste une question d'instinct.
Une fois celui-ci rajouté, j'ai voulu en savoir plus sur ce petit animal dont j'ignorais tout, j'avoue. Et il s'est révélé être, comme beaucoup d'insectes, extrèmement utile
à l'écosystème des forêts.
Alors, j'ai peint les jeunes pousses sur le sourcil-brindilles du portrait et une
branche-racine morte source de renouveau.
L'intuition m'a menée très justement à quelque chose que je souhaitais exprimer à ce moment là intensément, le rôle salvateur des êtres vivants que nous jugeons si souvent insignifiants. La nature est résiliente, les femmes aussi.
Et c'est aussi ça que je voulait invoquer inconsciemment.